A. Le 1er septembre 1993, le Tribunal correctionnel du district de Neuchâtel a condamné B. à 5 mois d'emprisonnement sans sursis, peine suspendue au profit d'un traitement dans un établissement pour toxicomanes. B. a ensuite été condamné le 20 mai 1994 par le Tribunal correctionnel du district de Boudry et le 20 mars 1995 par le Tribunal de police de Morges. Par ordonnance du 1er février 1993, le Service de la justice a prononcé la libération conditionnelle d'un solde de peine de 2 mois et 5 jours d'emprisonnement. Cette ordonnance a été révoquée par décision du 15 août 1994. L'exécution a toutefois été suspendue au profit du traitement en cours.