Le recours est ainsi bien fondé dans la mesure ou les recourants contestent le dol éventuel. Ils doivent dès lors être libérés, sans qu'il soit nécessaire d'examiner leurs autres arguments. Au vu du sort de la cause, les frais de première et deuxième instances resteront à la charge de l'Etat. Des dépens ne seront pas alloués, le code de procédure pénale ne le prévoyant pas. Par ces motifs, LA COUR DE CASSATION PENALE 1. Annule le jugement du Tribunal de police du district de Boudry du 29 mars 1996 et : Statuant au fond : 2. Libère J. et H. des fins de la poursuite pénale dirigée contre eux. 3.