Il n'est pas impossible que, confronté à un domaine qu'il connaissait mal, il n'a pas envisagé l'avènement du résultat dommageable. Il n'est en tout cas pas exclu que, se fiant aux informations qui lui parvenaient, il a escompté que le résultat ne se produirait pas. Aucun indice ne permet d'affirmer le contraire. On ne voit en effet pas ce qui l'aurait incité à accepter un tel risque : agir de la sorte ne lui apportait aucun avantage personnel mais pouvait au contraire lui attirer de sérieux ennuis (comme cela a été le cas, puisqu'il a perdu son emploi). 3. Le recours est ainsi bien fondé dans la mesure ou les recourants contestent le dol éventuel.