En l'espèce, le premier juge n'a pas abusé de son pouvoir d'appréciation en retenant qu'avant de bifurquer à gauche, G. s'était arrêtée tout à droite, soit près du bord nord de la chaussée, laissant de ce fait un espace largement suffisant pour qu'un véhicule puisse la dépasser. Cette appréciation n'est en tous les cas pas contredite par les photographies qui ont été prises après l'accident, alors que le véhicule de la recourante n'avait pas encore été déplacée, ni d'ailleurs par les mesures prises sur place et figurant dans le rapport de police du 3 novembre 1995.