Au vu de toutes ces contradictions, le tribunal peut se convaincre que les blessures décrites par le médecin dans son certificat du 15 avril 1995 ont bien été causées par le prévenu. Ce ne sont pas les hésitations du témoin T. sur le fait de savoir si la plaignante lui a fait observer ses blessures sur l'épaule gauche ou l'épaule droite, ni les déclarations de la fille du prévenu à la police qui sont susceptibles d'instiller un doute suffisant. D'une part la fille du prévenu n'a pu assister qu'à une partie de l'altercation et d'autre part son attachement pour son père a fort bien pu influencer sa vision des choses.