Cette version n'est pas crédible. En effet, le prévenu a admis avoir donné une tape sur l'épaule gauche à son épouse ce jour-là et d'autre part a insisté auprès du gendarme pour que sa fille soit entendue et qu'elle atteste qu'il n'avait pas frappé sa femme. En outre, le frère du prévenu a expliqué que sa nièce était venue avec son père pour résoudre un problème de couture, alors que le prévenu a expliqué à la police qu'il avait demandé à sa fille si elle voulait l'accompagner pour acheter des cigarettes. Au vu de toutes ces contradictions, le tribunal peut se convaincre que les blessures décrites par le médecin dans son certificat du 15 avril 1995 ont bien été causées par le prévenu.