Or, les pièces déposées par la recourante ne prouvent rien à ce sujet. La récapitulation de sa comptabilité simple, sans aucune pièce justificative, examinée avec la photocopie de sa déclaration d'impôt pour 1996 permet tout au plus d'admettre que la recourante a gagné en 1995 à peu près le montant pronostiqué par l'Office des poursuites pour fixer la saisie de ressources. Le revenu imposable de 23'200 francs correspond en effet à un revenu net de 25'000 francs. Or l'Office avait pris en compte un gain mensuel moyen de 2'000 francs pour 1995. Quant à la situation de la recourante en 1996, les pièces déposées ne permettent pas de déduire ses ressources réelles cette année-là.