Cette police arrivait à échéance le 1er juillet 2021 et, si M. était vivant à cette date, c'était lui et non pas S. qui devait toucher la somme de 400'000 francs. Pour M. , supprimer S. revenait à perdre tout espoir d'obtenir ce montant à sa retraite. Pour S. , laisser partir M. , c'était prendre le risque que ce dernier ne revienne pas en Suisse et qu'il atteigne l'âge de 65 ans à l'étranger, à un endroit peut-être inconnu. La seule possibilité, d'ailleurs très peu vraisemblable, qu'un autre mobile que la soif d'argent ait décidé S. à tuer M. ne permettait pas à la Cour d'assises, vu l'ensemble des circonstances, d'écarter la thèse de l'assassinat.