Au sujet de la personnalité de S. , le jugement se réfère au rapport de l'expert V. qui relève chez l'expertisé une désinhibition due à un dommage organique cérébral consécutif à un accident survenu en 1982, désinhibition qui a sans doute joué un rôle important dans la commission des délits reprochés à S. . Selon l'expert, on ne peut être qu'impressionné par la froideur avec laquelle a agi l'expertisé qui est extraordinairement dangereux pour son entourage familial et social et qui, s'il perçoit qu'il peut être, pour une raison ou pour une autre, dans son intérêt de supprimer quelqu'un, n'hésitera pas longtemps avant de passer à l'acte.