Le 19 septembre 1991, S. , qui avait décidé de passer aux actes le jour même, partit de bonne heure avec son fils P. pour le comptoir suisse, à Lausanne. Il conteste avoir conseillé à son fils P. de prétexter des ennuis de santé pour justifier son absence au travail. Après avoir fait un court passage à Lausanne et effectué quelques achats destinés à leur fournir un alibi, S. et son fils se rendirent rapidement à Pontarlier, en passant par la douane du Gardot, à proximité de laquelle le prévenu avait autrefois caché un pistolet qu'il retrouva effectivement mais qui se révéla hors d'usage.