Ce dernier, de son côté, envisageait d'importantes rentrées financières dues à diverses ventes immobilières, grâce auxquelles il réglerait, à titre personnel, les arriérés de salaire dus à sa femme pour les années 1987 à 1991 estimés à 200'000 francs. En fait, cette somme, arrêtée à 225'000 francs, fut payée en décembre grâce aux indemnités de X. et immédiatement investie dans la société F. dont le prévenu est détenteur économique et qui venait d'acquérir une maison de retraite à Cortaillod (S. conteste un paiement à sa femme). Le 19 septembre 1991, S. , qui avait décidé de passer aux actes le jour même, partit de bonne heure avec son fils P. pour le comptoir suisse, à Lausanne.