Le ministère public recourt contre ce jugement. Il s'en prend uniquement à la qualification de meurtre et non d'assassinat des faits dont S. s'est rendu coupable le 19 septembre 1991. Il fait en bref valoir que les conditions d'application de l'article 112 CP sont remplies, que S. a agi sans scrupules et de manière particulièrement cruelle, tuant sa victime avec une violence et un acharnement extrêmes dans le but égoïste d'assouvir sa cupidité, ce qui exclut l'application de l'article 111 CP. S. conclut au rejet du recours. Il expose qu'on ne peut de nulle façon estimer que le dessein d'enrichissement soit le seul mobile qui l'ait conduit à tuer M. qu'il ressentait comme une menace