Au contraire, dans sa personnalité particulièrement perturbée, on ne peut exclure que son intention première était de se venger d'une personne qui l'avait humilié et qu'il ressentait comme une menace. On ne saurait, dès lors, pas dire dans une telle situation que S. ait tué sans raison, pour un motif futile ou odieux et qu'il s'en soit pris à une personne dont il n'avait pas eu à souffrir. Certes, il a fait preuve de préméditation puis de sang-froid dans l'exécution de son crime et ces circonstances doivent être prises en considération dans la mesure de la peine.