Il n'a retenu la culpabilité du recourant qu'après avoir soigneusement pesé les éléments fournis par le dossier et les débats. Il est vrai que lors de l'audience de jugement, personne n'a apparemment formellement reconnu le recourant. A lui seul, ce fait ne saurait toutefois l'innocenter, ni même suffire à douter de sa culpabilité. Le premier juge a rappelé dans son jugement que les souvenirs s'estompent avec le temps (jugement, p. 17).