Dans ces circonstances, la manoeuvre opérée par le recourant paraît tout à fait raisonnable et elle correspond en outre à la réaction qui s'impose en règle générale à tout automobiliste se trouvant en face d'un obstacle. Rares sont en effet les conducteurs qui, dans de telles circonstances, ont suffisamment de sang froid pour choisir de sacrifier l'animal plutôt que de mettre leur propre intégrité en danger, même si cette réaction apparaît ultérieurement comme la plus judicieuse. Encore faut-il - mais cela n'est pas établi en l'espèce - qu'en heurtant l'obstacle l'automobiliste se mette réellement à l'abri d'un accident. c)