A une vitesse de 60 km/h, dans un virage, il courait toutefois le danger de perdre la maîtrise de sa voiture ou, à tout le moins de quitter sa voie. Il pouvait également continuer sa route. Dans cette hypothèse, il risquait non seulement de toucher l'animal, mais encore d'endommager son véhicule voire même d'être déporté si le chevreuil était volumineux et qu'il passait sous une roue. Dans ces circonstances, la manoeuvre opérée par le recourant paraît tout à fait raisonnable et elle correspond en outre à la réaction qui s'impose en règle générale à tout automobiliste se trouvant en face d'un obstacle.