En revanche, lorsqu'une manoeuvre s'impose à un tel point que, même si une réaction très rapide est nécessaire, elle peut être reconnue comme préférable, le conducteur est en faute s'il ne la choisit pas (ATF 83 IV 84). b) En l'espèce, le recourant, voyant surgir un animal, a freiné et sa voiture a dérapé et quitté la route. Il faut donc examiner s'il a eu une réaction inadéquate, cas échéant si une autre manoeuvre s'imposait. Certes, le recourant aurait pu donner un coup de volant pour tenter d'éviter le chevreuil. A une vitesse de 60 km/h, dans un virage, il courait toutefois le danger de perdre la maîtrise de sa voiture ou, à tout le moins de quitter sa voie.