Le conducteur ne doit toutefois tenir compte d'obstacles qui apparaîtraient subitement sur son champ de visibilité que si la possibilité de cette survenance s'impose sérieusement en raison de circonstances particulières (Bussy/Rusconi, op.cit. p.313, remarque 1.26 in fine). En l'occurrence, le recourant a déclaré à l'audience qu'il circulait à 60 km/h et que la présence d'un animal surgissant sur la route faisait partie des incidents prévisibles pouvant entrer dans le cours normal des choses. Il a toutefois précisé que le chevreuil, alors qu'il était dans le virage, avait surgi dans la lumière de ses phares, à quelques mètres de distance.