Par jugement du 18 mars 1996, le Tribunal de police du district de Boudry a condamné D. à 200 francs d'amende et à 190 francs de frais de justice. Le Tribunal a retenu en bref que le prévenu avait quitté la route parce qu'un animal, vraisemblablement un chevreuil, avait surgit devant sa voiture. Il a toutefois considéré que le prévenu aurait non seulement dû compter sur la présence éventuelle d'un chevreuil par une nuit d'octobre sur une route traversant une zone de forêt, mais encore rouler à une vitesse adaptée à la chaussée glissante et respecter une allure permettant d'éviter le blocage des roues qui a causé l'accident.