Ces déclarations ont été qualifiées de "graves" par le service de protection de la jeunesse, qui a jugé nécessaire d'en nantir le président du Tribunal du district de La Chaux-de-Fonds. Dans ces conditions, le premier juge était indiscutablement fondé à retenir que la recourante avait bel et bien clairement et sérieusement soupçonné son exmari d'actes contraires à la pudeur sur ses deux filles. Cette constatation procède d'une appréciation correcte des faits.