CP et références). b) En l'espèce, la lettre adressée par la prévenue au service de la protection de la jeunesse le 8 mai 1994 soulignait, en l'accompagnant d'un point d'exclamation, le fait que les deux filles de G. avaient dormi dans le lit de leur père, signalait qu'elles étaient traumatisées et avaient des comportements bizarres, qualifiait le problème de "délicat" et soulignait le fait qu'il était du devoir du service en question d'intervenir. Ces déclarations ont été qualifiées de "graves" par le service de protection de la jeunesse, qui a jugé nécessaire d'en nantir le président du Tribunal du district de La Chaux-de-Fonds.