Il y a notamment abus de confiance lorsque l'auteur dispose dans son propre intérêt et sans droit d'une chose appartenant à une personne qui lui a donné le pouvoir de la gérer, telle qu'un compte postal, bancaire, de devises ou de crédit (JT 1993 précité, p.174-175 et les références). Ainsi, s'agissant d'un compte postal ou bancaire, l'abus de confiance ne consiste pas dans le "prélèvement", licite en soi, opéré sur le compte mais exclusivement dans l'utilisation illicite des montants prélevés, à savoir contrairement à l'intérêt du titulaire du compte (JT 1984 précité, p.45-46). c) Sur le plan subjectif, l'abus de confiance ne peut être qu'intentionnel.