Face aux déclarations contradictoires des deux conducteurs, le premier juge a retenu pour chacun d'eux la thèse qui lui était respectivement la plus favorable. Dans sa jurisprudence, la Cour de céans a déjà relevé à cet égard que, s'il n'est pas à même de reconstituer avec certitude certains faits, le juge n'a pas d'autre choix, compte tenu du principe de la présomption d'innocence, que de retenir les versions de chacun des prévenus, même si elles sont contradictoires (notamment arrêt CCP B.S. non publié du 4.9.1995).