Il a en particulier estimé que, lorsqu'un croisement s'annonçait sur un tronçon rectiligne, il appartenait à chacun des deux usagers en présence de serrer à droite de façon à ce qu'un espace d'au moins 50 cm subsiste entre les deux véhicules. Le fait d'ailleurs que l'un des usagers ne quitte pas le milieu de la chaussée ne dispense pas l'autre de l'obligation de tout faire pour éviter l'accident (ATF 107 IV 46 ss, et les références). Dans les virages sans visibilité, le Tribunal fédéral a même jugé que les usagers devaient tenir compte de la faute éventuelle d'un tiers et s'écarter suffisamment de la ligne médiane (JT 1980 I 410).