Une décision du juge qui prononce une condamnation en se bornant à déclarer être intimement convaincu que le prévenu a commis les actes qui lui sont reprochés, sans avoir recueilli la moindre preuve, serait arbitraire (RJN 3 II 97). Le critère négatif se déduit du principe de la présomption d'innocence, qui oblige le juge à respecter la maxime "in dubio pro reo": pour autant qu'elle concerne la constatation des faits et l'appréciation des preuves, cette maxime interdit au juge de prononcer une condamnation s'il éprouve des doutes quant à la culpabilité de l'accusé. Il ne doit pas s'agir de doutes abstraits ou théoriques, qui sont toujours possibles.