Par jugement du 2 mai 1996, le Tribunal de police du district de Neuchâtel libéra les trois prévenus de toute prévention, au bénéfice du doute. Le tribunal de police a estimé que, bien qu'il était certain que les trois prévenus et plaignants en soient venus aux mains, il ignorait en revanche qui était l'agresseur, et qui s'était contenté de se défendre. Il mit finalement une part des frais de procédure à la charge de B., motivant son jugement sur ce point comme suit : " L'article 91 al.1 CPP prévoit que le plaignant qui agit par dol, témérité ou légèreté peut être condamné à tout ou partie des frais, même si le prévenu est l'objet d'une condamnation.