Enfin, le témoignage de R. n'est pas contradictoire avec ceux de MM. A., B. et G. : le premier a déclaré que S. faisait mal à P. (jugement, p.4); le second n'a pas nié le geste, se bornant à dire qu'P. s'était énervé "pour une raison indéterminée" (jugement, p.4); le troisième est arrivé après le début de l'altercation (jugement, p.5). Dès lors, le premier juge pouvait, en restant dans les limites de son pouvoir d'appréciation, considérer comme réalisé l'élément objectif de l'infraction. Il en va de même de l'élément subjectif, qui est également une question de fait (ATF 119 IV 142 - JT 1995 IV 174-175; RJN 1982, p.70).