Or, tous trois ont été entendus à la demande de P. (lettres de Me J. des 1.11.1995 et 14.11.1995), qui est de la sorte malvenu de contester la validité de preuves qu'il a lui-même requises. Enfin, la théorie de la collusion avancée par le recourant ne trouve aucun appui dans le dossier. P. avait rendez-vous pour souper avec F., ce qui laisse supposer entre eux des liens professionnels voire amicaux peu compatibles avec un témoignage volontairement défavorable. En outre, l'audition des témoins a eu lieu le 13 février 1996 à l'occasion d'une vision locale organisée sur les lieux de l'altercation.