La Cour de cassation est liée par les constatations de fait du premier juge, et ne peut donc rectifier que celles qui sont manifestement erronées (art.251 al.2 CPP). Dans une jurisprudence constante, la Cour a jugé qu'était manifestement erronée une constatation de fait contraire à une pièce probante du dossier ou à la notoriété publique (RJN 7 II 3, 5 II 112, 4 II 159). Dans le cas d'espèce, le premier juge a retenu que le recourant avait agi dans un dessein d'enrichissement illégitime, dès lors qu'il avait voulu réaliser une meilleure affaire en revendant le camion plus du double du prix initial (jugement p.4 cons.4).