Dans ces circonstances, le camion n'appartenait plus à la maison X. SA et G.P. n'avait pas le droit d'en disposer. Quand bien même le plaignant a affirmé qu'il débarrasserait le camion fin juillet 1995, le fait qu'il ne se soit pas exécuté au délai fixé n'autorisait pas G.P. à disposer du camion et à le revendre onze jours plus tard. En vertu du contrat tacite de dépôt, qu'admet le père du prévenu lorsqu'il déclare n'avoir jamais dit avant juillet 1995 que le véhicule devait être débarrassé, démontre que le plaignant a confié le camion à son vendeur en attendant de pouvoir l'envoyer en Afrique.