Sur ce point, le jugement est motivé comme suit (p.4, cons.4) : " Le tribunal constate que N. a payé l'intégralité du prix de vente du camion et en est devenu propriétaire. A mi-juillet 1995, lorsqu'il a versé le solde, le permis de circulation lui a été délivré. En outre, il se comportait comme un propriétaire puisqu'il rechargeait les batteries et entreposait du matériel sur ce véhicule. Il résulte également du témoignage du père du prévenu, qu'un arrangement, tacite, existait entre eux, selon lequel il pouvait laisser le véhicule sur place.