En l'espèce, le premier juge n'a pas fait preuve d'arbitraire en retenant la version des faits défendue par N.. Il est en effet tout à fait probable que ce dernier ait été gêné par le déplacement du train routier sur la piste de gauche alors qu'il effectuait sa manoeuvre de dépassement. Le recourant admet d'ailleurs qu'il n'a vraisemblablement pas vu N. arriver derrière lui. Il a en outre déclaré lors de l'audience du 20 mars 1996 qu'après être parvenu sur la voie centrale il a vu le véhicule conduit par S. arriver. Au moment du croisement, il a constaté dans son rétroviseur que N. se trouvait tout derrière à côté de la remorque.