D'une part, les faux modèles en question étaient, de manière générale et sous réserve des fonds et en particulier du marquage, d'une belle facture (v. à ce sujet le sommaire rapport O. D.15). D'autre part, même si de tels modèles n'étaient certainement pas destinés à des acheteurs moyens mais à des acheteurs avertis ou relativement avertis, on ne saurait considérer, comme le premier juge, qu'ils auraient certainement préalablement passé entre les mains d'un expert (p.10 du jugement) qui se serait ainsi rendu compte de la situation. Ainsi, du moment que les conditions d'application de l'article 153 aCP sont remplies, c'est à tort que le premier juge a libéré les pré-