De plus, la jurisprudence citée par le premier juge ne trouve aucune application, les situations étant totalement différentes, puisque les fausses montres or étaient destinées à porter les marques Y. ou W. usurpées. Pour juger si l'intimé M. avait l'intention directe ou éventuelle de tromper autrui, il fallait notamment tenir compte du fait qu'il avait parfaitement reproduit le modèle W. dans tous ses détails, couleur de l'or comprise, et utilisé les poinçons W. et S., l'usage de ce dernier poinçon étant également destiné à tromper les acquéreurs.