Sur ce point, le tribunal a admis, les mettant au bénéfice du doute, que ceux-ci n'entendaient pas faire passer leur marchandise pour authentique. Le jugement relève notamment que : " A la réflexion, cette explication s'avère plus plausible qu'elle n'y paraît au premier abord. Ainsi que l'observe Besse (op.cit., p.229, n.412), l'hypothèse que le produit soit délibérément présenté comme contrefait, falsifié ou déprécié n'est pas purement théorique, notamment sur les marchés traditionnels de produits de contrefaçon - tels l'Italie - où il est fréquent que les marchands attirent l'attention de leurs clients sur le fait qu'ils ne vendent que des copies" (p.10).