En ce qui concerne S., le Tribunal a retenu que même s'il était une nouvelle fois revenu sur ses déclarations en audience, pour confirmer la version des faits ressortant du jugement du Tribunal de police du district du Val-de-Ruz du 14 février 1992, il s'était rendu coupable de faux témoignage. Il l'a ainsi condamné à une peine de dix jours d'emprisonnement avec sursis durant deux ans et à supporter une part de frais de justice arrêtée à 300 francs également. Le solde des frais, représentant un montant de 13'961.75 francs, a ainsi été laissé à la charge de l'Etat. C. Le ministère public recourt contre ce jugement, en invoquant une fausse application de la loi.