La deuxième question qui se pose en ce qui concerne l'élément subjectif est de savoir, puisque le dol éventuel suffit, si le conducteur avait connaissance des circonstances fondant la haute probabilité d'une prise de sang et si sa consommation d'alcool était destinée à empêcher tout contrôle dans ce domaine (ATF 109 IV 137). Le tribunal a répondu affirmativement à ces deux questions, mentionnant que par son expérience d'affaires antérieures (une condamnation en application des articles 31/1 et 51/3 LCR et une condamnation pour é- briété au volant), S. savait beaucoup mieux que d'autres conducteurs ce qui se passait à la suite d'un accident ou d'un contrôle de la circulation.