La première question qui se pose est ainsi de savoir, s'agissant des conditions objectives, si, dans l'hypothèse où le recourant aurait appelé la police sur les lieux déjà, celle-ci aurait très probablement procédé à une prise de sang. La deuxième question qui se pose en ce qui concerne l'élément subjectif est de savoir, puisque le dol éventuel suffit, si le conducteur avait connaissance des circonstances fondant la haute probabilité d'une prise de sang et si sa consommation d'alcool était destinée à empêcher tout contrôle dans ce domaine (ATF 109 IV 137).