Elle explique qu'après avoir freiné et regardé à droite, elle a "lâché les freins" pour reprendre sa vitesse normale et que c'est pendant cette courte phase de réaccélération qu'elle a aperçu le véhicule de E.. La recourante allègue qu'elle a vu le véhicule non prioritaire alors qu'elle était encore à 16-17 mètres de l'endroit où a eu lieu la collision et qu'on ne saurait dès lors lui reprocher d'avoir violé son devoir de prudence. D. Dans ses observations du 10 avril 1996, le président du Tribunal de police du district de La Chaux-de-Fonds conclut au rejet du recours. Il explique que les motifs de la recourante ne coïncident pas avec les explications qu'elle a fournies jusqu'ici.