La loi lui impose toutefois de motiver son choix afin que son raisonnement puisse être contrôlé par l'autorité de recours. Une décision du juge qui prononce une condamnation en se bornant à déclarer être intimement convaincu que le prévenu a commis les actes qui lui sont reprochés, sans avoir recueilli la moindre preuve, serait arbitraire (RJN 3 II 97). Un critère négatif se déduit du principe de la présomption d'innocence, qui oblige le juge à respecter l'adage "in dubio pro reo". Il découle de l'article 6 § 2 CEDH et trouve aussi son fondement juridique dans les articles 4 Cst.féd. et 224 CPP (RJN 5 II 114 et 226).