Ces actes préparatoires, relevait le premier juge, "sont punissables dès l'instant où il apparaît clairement qu'ils correspondent à une volonté concrète de commettre l'infraction, si celle-ci peut se réaliser ultérieurement. C'est très exactement ce que A. envisageait de faire avec M. , d'une part en se rendant à deux reprises à Zurich pour rencontrer un "supposé" trafiquant de stupéfiants, et d'autre part en acceptant d'aider au transfert de France en Suisse de valises de cocaïne. Cette activité n'avait pas d'autre but que de préparer un trafic et, pour ce qui le concerne, de gagner de l'argent (D.68).