L'enquête menée à la suite du dépôt de la plainte pénale de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation du 5 août 1994 s'étant résumée à sa plus simple expression, le dossier n'établit pas en effet que A. avait les moyens de payer les cotisations sociales réclamées après coup au moment où il les a déduites. Les seules indications à disposition à ce sujet, constituées par les explications du prévenu, permettent d'ailleurs plutôt d'en douter, puisque celui-ci aurait rencontré des difficultés de paiement à partir de 1989, époque du transfert de son entreprise de La Chaux-de-Fonds à Marin, alors que les faits reprochés remontent à 1991, seule année où il