On ignore tout notamment de la situation économique de la recourante, alors que celle-ci, s'agissant d'une amende d'une certaine importance, doit être prise en considération. Il y a à ce sujet lieu de tenir compte en premier lieu de la culpabilité du condamné mais aussi des critères mentionnés par l'article 48 ch.2 CP, en particulier de ses revenus et sa fortune, son état civil, ses charges, sa profession et son gain professionnel, son âge et son état de santé (v. ATF 119 IV 10, 116 IV 4, 114 Ib 31, 101 IV 16). Or, si dans le cadre d'une amende modérée, la situation économique n'intervient pas, tel n'est pas le cas s'agissant des amendes plus élevées.