En l'espèce, le premier juge a retenu que l'automobiliste J. avait enfreint les articles 33/1 et 2 LCR et 6/1 OCR et qu'il s'agissait d'une infraction grave selon l'article 90 al.2 LCR. Il a notamment considéré que contrairement à un cas tranché par la Cour de cassation pénale (arrêt B. du 2 mai 1995), J. ne roulait pas à une vitesse très réduite, que le choc avait été important, que la visibilité était bonne, même si l'accident s'est produit de nuit, que par ailleurs les piétons arrivaient au bout de leur course sur le passage de sécurité, et qu'elle ne les a pas vus avant le choc, que la prévenue n'avait ainsi pas fait preuve d'une très brève inattention.