Il s'agit d'une manoeuvre dangereuse, parce que totalement inattendue. Elle avait ainsi à prendre des précautions toutes particulières. Or, selon les constatations du tribunal de première instance, la recourante O. n'a constaté l'extrême proximité du véhicule P. qu'au moment où elle se mettait en présélection, voire au dernier instant, qu'elle s'était par la suite certainement remise en biais vers la droite juste avant ou au moment du choc (p.6, 7).