ATF 119 IV 54, JT 1995 IV 69). De tels écrits, rappelle la Haute Cour, sont en effet l'oeuvre de professionnels bénéficiant d'une confiance particulière, raison pour laquelle une vérification n'est en principe pas nécessaire. Commet également un faux dans les titres le grossiste qui écoule de la viande d'antilope sous l'appellation de gibier européen; en effet, il est tenu par la loi de désigner correctement la marchandise, obligation qui le place dans une situation analogue à celle d'un garant lequel doit, dans son cas, protéger le consommateur contre les tromperies (ATF 119 IV 289, JT 1995 IV 135).