Il y avait par conséquent bien une chose confiée au sens de l'article 140 aCP. Comme, de surcroît, B. a utilisé cet argent pour les besoins de son entreprise, que celle-ci a fait faillite (D.I/190) et qu'une suspension faute d'actifs a été ordonnée (D.I/195, 197), la condition de l'emploi illicite de la chose confiée est réalisée. 4. Le recours est donc bien fondé et le jugement entrepris doit être cassé dans la mesure où il retient que les éléments constitutifs objectifs de l'abus de confiance ne sont pas réalisés.