B. devait transférer à la CAISSE-MALADIE X. les retenues qu'il effectuait sur les salaires de ses employés, directement assurés par la caisse. Il existait un rapport de confiance, les travailleurs acceptant qu'il paie les primes en leur nom et comptant sur lui pour que les paiements interviennent. De par la nature même de ces prélèvements, le versement des primes s'opérait sans contrôle, les travailleurs devant s'en remettre à lui. Il y avait par conséquent bien une chose confiée au sens de l'article 140 aCP.