Contrairement à ce qu'allègue le recourant (recours, p.4 in fine), le fait que le juge d'instruction ait estimé nécessaire de préciser une question (D.II/254) ne prouve rien: le recourant ayant initialement contesté avoir su qu'il participait à une infraction (D.II/252), il était normal que le magistrat instructeur fasse ensuite clairement protocoler qu'il était revenu sur ses déclarations et avait admis qu'il savait dès le départ agir illégalement. Il ne ressort pas non plus du procès-verbal de l'audience préliminaire du 6 septembre 1995 et de celui de l'audience de jugement du 29 novembre 1995 qu'un problème linguistique se serait posé.