En l'espèce, il ne ressort pas du dossier qu'il aurait été nécessaire qu'un interprète soit présent. Un des coprévenus a certes déclaré que le recourant parlait peu le français (D.II/209), mais la lecture du dossier démontre qu'il maîtrisait suffisamment la langue pour comprendre les questions qui lui étaient posées et se faire comprendre en retour. D. a confirmé devant la police un procès-verbal d'interrogatoire qui lui avait été relu en français (D.II/240 ss, 242). Interrogé par le juge d'instruction, il a pu sans difficulté lui répondre et soutenir une confrontation avec les deux autres prévenus (D.II/251 ss).